Règles à connaître (1) : confusions fréquentes, les élémentaires.

Voici quelques petites règles bien utiles…

 

A et à : mettre à un autre temps ou à une autre personne pour distinguer la préposition de l’auxiliaire « avoir » conjugué à la troisième pers. du sing. au présent de l’indicatif.

Nota bene : pas d’accent sur le a dans les expressions latines a priori, a posteriori, a contrario, a fortiori, et l’expression italienne a cappella.

 

 

Avenir et à venir : ne pas confondre une chose à venir avec notre avenir, le futur.   

Ex :

L’hiver est à venir.                  /               Notre avenir est incertain.

 

 

Avoir à faire et avoir affaire : ne pas confondre avoir à faire quelque chose et avoir affaire à quelque chose ou à quelqu’un.

Ex :

J’ai à faire mes devoirs.                     /              J’ai eu affaire à la maîtresse.

 

 

Ça, çà, et sa : sa est l’adjectif possessif remplaçable par ma ou ta, sinon c’est toujours ça sans accent comme dans « Comment ça va ? », çà existe mais il est rare… on le trouve seulement dans l’expression « çà et là » c’est un adverbe de lieu.

 

 

Ce ou se : si ce n’est pas un verbe qui suit, on fonce, c’est ce  comme dans « ce chien, ce garçon, ce que je dis, ce pour quoi je travaille, ce dont je parle etc. ».

Si un verbe suit c’est l’inverse donc se  comme dans «  se regarder, il se réveille, il se croit, il se voit, il se souvient etc. »

Attention : ce faisant et pour ce faire sont des expressions figées remplaçables par faisant cela et pour faire cela. Hormis ces exceptions c’est toujours se devant faire.

L’auxiliaire être est un peu à part, il peut s’agir des deux ce/se. Comme « se » est un pronominal (me, te, se, nous, vous, se) il se transforme si on change de personne alors que ce est un pronom et a valeur de sujet…il est bloqué à la troisième pers. du singulier ou du pluriel.

Ex :

Ils se sont disputés –> je me suis disputé       / C’est bien (c’= ce) –> on ne peut pas dire je me suis bien.

 

 

Ces et ses : ces est un adjectif démonstratif il peut être remplacé par ceux-là ou celles-là, quant au ses il est un adjectif possessif qu’on remplace par les siens ou les siennes.  Attention au sens de la phrase !

 

 

Sans, c’en et s’en : c’en est la contraction ce+en, on peut le remplacer par cela en…sinon c’est s’en la contraction de se+en ; s’en/c’en sont forcément suivis d’un verbe… le dernier sans marque l’absence, quand il n’est pas suivi d’un verbe à l’infinitif, on saura tout de suite qu’il est l’antonyme de avec.

Ex :

C’en est fini des vacances ou cela en est fini…   /     Dans la vie faut pas s’en faire.

Sans les mains ≠ avec les mains / sans mentir, sans manger, sans boire (verbes à l’infinitif).

 

 

Parmi : comme malgré et contrairement à hormis (=mis hors) ne prend pas de s… pour le retenir, les experts de la Certification Voltaire proposent la formule  « Petite Reine Maya  » initiales de PRM  les seules consonnes de parmi.

–> Je recommande l’entraînement du Projet Voltaire.

 

 

 

Ci, si, s’y : ci est un adverbe de lieu remplaçable par comme dans « ce chien-ci ou ce chien-là »… parfois ci est l’abréviation de ceci comme dans « ci et ça ».

Si marque l’intensité comme dans « C’est si cher (!) » (remplaçable par aussi), la condition ou l’hypothèse comme dans « Si tu ne le fais pas tu ne réussiras pas.» ou « Et si c’était vrai ?» enfin si peut marquer l’approbation comme dans « Si, je vais venir.» (remplaçable par oui).

S’y est la contraction de se+y , se souffler se y.

Ex :

Ils s’y sont retrouvés / Ils se y sont retrouvés.

 

 

Davantage ou d’avantages : davantage signifie plus de, on peut remplacer par cette formule analogue et on peut aisément mettre bien devant comme dans « Ce groupe a sorti une quarantaine d’albums et bien davantage. ».

D’avantages est la forme élidée de des avantages, on remplacera avantage par un synonyme : intérêt, profit, gain, bénéfice, occasion, opportunité etc.

Ex :

J’aimerais davantage de frites ou plus de frites    / Je crois que cette solution présente plus d’avantages ou plus d’intérêts.

Nota bene : on ne peut pas dire plus davantage car davantage signifie déjà plus de, c’est un pléonasme.

 

 

Dans ou d’en : dans c’est à l’intérieur de, à ne pas confondre avec d’en forme élidée de de+en, se souffler de en pour l’entendre.

Ex :

Impossible d’en faire davantage / Impossible de en faire davantage.

Nota bene : d’en est suivi généralement d’un verbe à l’infinitif comme dans l’exemple mais attention aux pièges comme « La vue d’en haut est belle.».

 

 

Du ou dû : ne pas confondre l’article indéfini partitif du comme dans « du pain, du vin, du boursin » avec le participe passé masculin du verbe devoir .

Nota bene : au féminin due, au masculin pluriel dus, et au féminin pluriel dues, pas d’accent circonflexe car on ne risque pas de confondre avec l’article.

 

 

Hors ou or : hors c’est à l’extérieur alors que or est une conjonction de coordination à peu près synonyme de mais.

Ex:

Hors de chez moi.                /            Il a échoué au concours or il s’était bien préparé ou mais il s’était bien  préparé.

 

 

Là ou la :  ne pas confondre adverbe de lieu synonyme de –ci ou de ici avec l’article défini féminin la… on peut remplacer la par le comme dans « Emmène-la ou emmène-le.».

Nota bene : pour l’adverbe de lieu , s’il est remplaçable par –ci, il faut un tiret mais s’il est remplaçable par ici, il n’en faut pas. Il faut bien réfléchir au sens de la phrase.

Ce chien-là= ce chien-ci            /              ce chien là= ce chien ici

 

 

Leur ou leurs : leur ne prend pas de s devant un verbe car on peut le remplacer par lui au singulier mais il en prend un si un nom au pluriel suit ou si un déterminant au pluriel le précède.

Ex :

Il leur parle         /         leur cheval= le leur mais leurs chevaux= les  leurs.

 

 

Notre ou nôtre :  notre ou votre ne prennent jamais d’accent sauf si un déterminant précède ou s’ils ne sont pas suivis d’un nom commun.

Ex :

Notre pomme      /        la nôtre       / ce combat nous l’avons fait nôtre.  (idem pour votre)

Nota bene : lorsqu’on dit les nôtres, les vôtres ne pas oublier les s.

 

 

Ni ou n’y :  ni marque l’absence et peut être remplacé par sans comme dans « ni elle, ni lui= sans elle, sans lui » alors que n’y est la contraction de ne+y, il faut juste se souffler ne y pour l’entendre.

Ex :

Je n’y arrive pas / Je ne y arrive pas.

 

 

Ou et où :  ne pas confondre l’adverbe de lieu avec la conjonction de coordination ou, si on peut dire ou bien, c’est sans accent.

Nota bene : pour distinguer et de est, on peut se dire et puis… ce truc ressemble un peu à celui du ou.

 

 

Peut être ou peut-être :  pour marquer la supposition ne pas oublier le tiret sinon cela signifie qu’une chose peut être ceci ou cela.

 

 

Parce que ou par ce que :  parce que répond à la question du pourquoi et introduit la cause comme dans « Pourquoi est-il mouillé ? Parce qu’il a plu. » ne pas confondre avec par ce que, réponse à la question par quoi ? comme dans « Le criminel est rattrapé par ce qu’il a commis à par quoi est-il rattrapé ? par ce qu’il a commis. ».

 

 

Plus tôt ou plutôt : plus tôt est le contraire de plus tard, alors que plutôt indique la préférence comme dans « Plutôt des frites que des petits pois (!)»  attention au sens de la phrase.

 

 

Près ou prêt : prêt ou prête pour partir, ne pas confondre avec près de quelque chose.

Nota bene : on dit toujours près de parfois dans le sens de sur le point de comme dans « Je suis près de partir.», mais on dit toujours prêt à ou prête à comme dans « Je suis prêt à partir.» attention ces deux phrases n’ont pas le même sens.

 

 

Quand/quant/qu’en :  quand marque le temps est l’équivalent de à quel moment ou de lorsque.

Quant ne se trouve que dans les expressions figées quant à, quant au, quant aux, qui signifient pour ce qui est de.

Qu’en est la contraction de que+en, il faut se souffler que en pour l’entendre.

 

 

Voire ou voir : ne pas confondre le verbe voir remplaçable par les synonymes apercevoir ou regarder avec l’adverbe voire synonyme de même.

Nota bene : pour voire on peut se souffler le pléonasme (dire deux fois la même chose) voire même qui permet de le distinguer du verbe voir.

 

 

Gentiment : attention il faut résister à la tentation de l’écrire « gentillement ».

 

 

Entrain ou en train : quand on est en train de faire quelque chose ou quand on voyage en train, c’est en deux mots… entrain est synonyme d’enthousiasme, on dit avec entrain.

 

 

Censé ou sensé : censé signifie supposé, alors que sensé c’est avoir du bon sens…si on ne peut pas remplacer par supposé, c’est sensé avec s.

 

 

Aussitôt : dans le sens d’immédiatement, de maintenant, aussitôt est en un mot.

 

 

Différent ou différend : être différent ou différente, c’est l’adjectif mais avoir un différend avec d c’est avoir un conflit, un désaccord. Mettre tout au féminin, ou essayer de remplacer par désaccord pour distinguer les deux.

 

 

Je vous livrerai d’autres petites règles dans un prochain article, mais pour vous débarrasser de tous vos soucis, je vous invite à suivre des cours in vivo.

 

 

HFS